Aussi bête qu'il puisse paraitre je suis heureuse. Ce soir, j'exelle dans la voluptée intellectuelle et mes sourires se mélangent à ma pleinitude sensorielle. Je pourrais comme tout ces corps aux cerveaux lavés regarder la Star Academy puisque c'est la finale et que Quentin va la gagner, car moi aussi comme toutes ces filles dénuées d'esprit je le trouve craquant. Mais il peut bien crever, je m'en fous. J'élis quartier dans ma chambre tout en pensant à un garçon qui monopolise ma matière grise depuis une semaine. Mon sourire ne fait que s'embellir. Mes oreilles baignent dans Placebo et je me laisse porter, affallée sur mon lit. J'en oublie la petite douleur qui prend mon nez, due à mon nouveau piercing. J'entre dans une transe corporelle étrange, mes sens s'exhaltent. Ma peau frissonne, mon souffle s'accélère tandis que mes yeux se ferment. Je m'apprête à rouler une cigarette pour ensuite la fumer, assise sur le rebord de ma fenêtre, les jambes dans le vide, observant les étoiles. je suis seule, et même si l'envie qu'il soit là me consume, je me surprend à me sentir bien. Je me rallonge. Mes doigts parcourent lentement ma peau, mon cou, mes seins. Je m'élève dans les volutes de mes rêves sur un goût de "Pure Morning". je n'ai pas sommeil, ni faim. je veux me laisser aller. Je plane psychologiquement, sans drogue aucune. J'ai la douce impression que le ciel est un océan, les hommes des playmobils, que les avions sont en carton et que le soleil est un énorme ballon de baudruche. On peut me prouver le contraire, je m'en contre-fiche royalement. J'ai envie de courir, de danser, de sauter, de faire l'amour. je sens comme de délicieux baisers fruités dans mon cou, venant de ses délicates lèvres. Il ne sait pas que je pense celà, mais dans ma tête c'est comme si je l'avais déjà. Je pense et bouge en prenant tout mon temps, divinnement. Dieu n'existe pas, mais le paradis sur terre, peut être bien. Il me tombe dessus à l'instant présent, et pour une des rares fois, je plie mon parapluie et le laisse me noyer. Je plonge dans mon oreiller et rêve d'une pluie glacée ruisselant sur mon corps tout entier, éclairée par un lampadaire inquiètant. Mon réveil marque 4h54 mais il dit n'importe quoi. le temps m'est inpportunt, il semble figé et interrompu, comme s'il retenait son souffle pour mes beaux yeux. A cet instant, toute superficialité sort de moi. Je caresse mes cheveux avec douceur, les yeux figés sur mon oreillé immaculé. je joue avec mon nombril et ferme mes paupières. je n'ai aucune idée sexuelle. J'explore juste la douceur tiède de ma peau, je supprime les barrières inutiles que sont mes vêtements. Mon souffle est lent, reposé, mes gestes tendres et voluptueux. Je ne peux serrer un objet, ma voix est comme morte. Mon ventre se tord et me rappelle à la vérité, je le rendors de carresses. Je me drogue de musique, me laisse déporter vers les pays de l'inconnu. Il n'est plus question de politique, de réussite et d'honneur mais de vie. Simple sereine et heureuse. Une vie dans un jardin fleuri avec une cascade pure et mon-sieur, sujet de prédilection ces temps ci. Des oiseaux de l'herbe et des fleurs. Nous rions. je souris à cette idée, je me détends, m'éloigne du triste tas gris, monotones corps désemparés qui rythment de leur passage ma vie. Qui choisissent mon destin et mes malheurs. A minuit passé, je m'enfuie dans mon orgasmique jardin d'Eden. ma tête chante, mon coeur s'en enchante. j'ai l'idée démesurée que ma joie est invincible. Je vais flâner toute la nuit dans la prison dorée qu'est ma maison pour finalement m'allonger dans un enchevêtrement de couvertures lorsque le jour pointera, lorsque pantins qu'ils sont ils prendront le cours habituel de leur existence si fade. je me lèverais à midi et ce même sourire illuminera ma journée. Drogués de la monotonie, je vous emmerde, je suis heureuse comme jamais.
regrets-and-romances
17 ans
M.s/s.V.
(39)
France
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